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Kermès

Du racisme concernant les popupaltions humaines : préambules pour les bien pensants et mal comprenants.

Vont suivre plusieurs article sur le concept de race en biologie et la pertinence éventuelle de son application à l’espèce humaine.

Je met ici quelques remarques préalables utiles pour la suite.

 

1-Si vous pensez que les individus doivent être égaux devant la loi, alors il vous faut faire de ce principe un postulat de départ non négociable et non une conclusion s'appuyant sur un postulat d'identité biologique ou de capacités.

Baser ce que l'on souhaite être un principe intangible sur un postulat ouvert à une possible évolution ouvre la voie à révision de ce principe si le postulat de départ est démontré erroné en partie ou partiellement.

 

2-Ce genre de principes lorsqu’ils sont largement partagés au sein d'une société peuvent être écrits dans la loi et acceptés par tous, soit sous forme de socle de croyances partagées (les droits de l'homme par exemple) ou comme une fiction juridique (l'adoption plénière par laquelle le corps social accepte de considérer l'adoptant à l'égal d'un parent biologique par exemple).

 

3-Le concept de races en sciences sociales et celui utilisé en biologie bien que dérivant d'une même base ne se réfèrent pas aux même choses en pratique et subséquemment trient l'humanité de façon dissemblable, de la même façon qu'un fruit et un légume ne désignent pas la même réalité en cuisine et en botanique.

Les sciences sociales, incluant les courants politiques, créent des groupes polyphylétiques, la biologie préféra les groupes monophylétiques.

les deux domaine se servent de groupes paraphylétiques, l'un par négligence de la taxonomie, l'autre parce qu'un caractère dérivé peut exclure le groupe fils du groupe mère.

 

4-L'étude de différences entre les populations ainsi que la façon de définir et de désigner des populations chez les humains est un sujet extrêmement inféodé au politique et à l'opinion publique qui peuvent être (volontairement ou non) totalement décorrélé du réel et des connaissances et produire des contresens totaux pour préserver un statu quo ou une croyance partagée.

 

5-corollairement au point 1, l'acceptation de l'existence de sous groupes biologique pertinents aux sein de la population humaine n'empêche pas plus une politique d'égalité en droits que sa négation n'empêche une politique discriminatoire, c'est une question politique ou sociale, pas scientifique. De même pour la hiérarchisation éventuelle des différents groupes.

 

6-les groupes sociaux tels que définis par les ethnologues (tribus, peuples, groupes de peuples) sont pour la plupart des entités correspondant plutôt bien aux différentes lignées génétiques humaines avec bien évidemment d'inévitables imperfections.

 

7-l'existence d'un ensemble ne signifie pas que les frontières de celui-ci avec les ensembles voisins soient parfaitement délimitées. La présence de marges, de zones d'introgression plus ou moins importantes voir d'un continuum sont des choses parfaitement normales.

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